MARIE-CLAIRE McKelvey, AUTEURE & ÉTUDIANTE EN TRAVAIL SOCIAL
Naviguer entre handicap, santé mentale et identité
L’HISTOIRE DE MARIE-CLAIRE
À propos de Marie-Claire
À 17 ans, une tumeur cérébrale (NF2) et une surdité progressive ont complètement chamboulé ma vie. J'ai passé des années à gérer un trouble bipolaire non diagnostiqué, un deuil de FIV et des crises psychiatriques post-partum.
Avec le soutien de mon mari, j'ai transformé l'adversité en mon cri de guerre : Mais quelle vie!
Aujourd'hui, en tant qu'étudiante à la maîtrise en travail social, je reprends le contrôle de mon histoire et me positionne comme une « experte par expérience ».
L’HISTOIRE DE MARIE-CLAIRE
L’explosion et l’écho
L'explosion, c'était en l'an 2000. J'avais 17 ans, j'étais une jeune Canadienne-française au secondaire quand mon monde a commencé à basculer.
Ce qui a commencé comme un petit problème pendant une dictée d'anglais était en fait une Neurofibromatose de type 2 (NF2), une maladie génétique qui provoque des tumeurs sur les nerfs qui gèrent l'équilibre et l'audition.
Mon crâne est devenu le théâtre de neurochirurgies complexes, me laissant sourde d'une oreille et me forçant à gérer une dépression sévère et une psychose.
Pendant les treize années qui ont suivi, j'ai vécu dans un entre-deux. J'ai construit une carrière « sûre » dans la fonction publique, je me suis adaptée à une surdité totale et j'ai traversé la vie en serrant les dents. Ce n'est qu'en 2013 que l'écho sous-jacent a enfin trouvé son vrai nom : le trouble bipolaire.
L’HISTOIRE DE MARIE-CLAIRE
L'ancre du mariage et le miracle
À travers chaque tempête chimique et chaque remise à zéro médicale, mon mari a été mon pilier. Son nom de famille anglais, McKelvey, sonne exactement comme Mais quelle vie! en français. Avec son aide, j'ai transformé cette blague phonétique en un cri de guerre pour ma survie.
Après un parcours de FIV épuisant, financé par nous-mêmes, et une perte génétique très douloureuse, nous avons accueilli notre fille miracle en 2023. La période post-partum a été marquée par une terrible toxicité au lithium et un épisode hypomaniaque de 18 mois, qui s'est terminé par une hospitalisation psychiatrique de deux mois. Mais en étant au cœur de ce système, quelque chose de puissant s'est réveillé en moi. J'ai compris que je n'étais pas juste une patiente à gérer, mais une experte dont le système avait désespérément besoin.
L’HISTOIRE DE MARIE-CLAIRE
La réappropriation
En septembre 2025, vingt ans après avoir été mise de côté à cause de ma surdité, je suis retournée à l'université pour obtenir ma maîtrise en travail social. Armée d'une tablette, d'une application de reconnaissance vocale et d'une mèche de cheveux argentée, médaille de ma survie, je prouve chaque jour qu'on peut bâtir le terrain le plus solide même sur des fondations brisées.
Maisquellevie
•
Marie-Claire McKelvey
•
Maisquellevie • Marie-Claire McKelvey •
DÉFENSE DES DROITS
Un phare numérique
En tant que candidate à la maîtrise en travail social, avec 26 ans d'expérience de vie, je m'engage à bousculer les barrières institutionnelles et à changer la façon de voir les personnes : non plus comme de simples « dossiers », mais comme des partenaires actifs dans leur propre cheminement de guérison.
Ce phare numérique est un espace pour le dialogue ouvert, le partage d'idées et la connexion pour celles et ceux qui vivent avec des handicaps invisibles, des défis de santé mentale et des systèmes rigides.