McKelvey / Mais quelle vie!

L’histoire derrière le nom

Lorsque mon mari et moi nous sommes fiancés en 2011, il m'a donné bien plus qu'une bague — il m'a donné un mantra. Même si j'ai choisi de conserver mon nom de famille canadien-français, Gratton, pour honorer mes racines, nous ne pouvions ignorer la magie phonétique de son nom anglais, McKelvey. Pour une oreille bilingue, cela sonne exactement comme l'expression française : « Mais quelle vie! »

À l'époque, ce n'était qu'une blague amusante et légère. J'ai même acheté le nom de domaine www.maisquellevie.ca avant de prononcer nos vœux, le laissant en suspens comme un espace réservé numérique. Nous n'avions aucune idée qu'au cours des quinze années suivantes, ce pont linguistique ludique évoluerait d'un simple jeu de mots de fiançailles en un farouche cri de guerre pour ma survie.

Parce que, vraiment, mais quelle vie.

Comment décrire autrement un parcours complètement réécrit à dix-sept ans par un diagnostic de tumeur cérébrale (NF2) et une surdité progressive? Comment résumer autrement une attente de treize ans pour obtenir un diagnostic approprié de trouble bipolaire, un deuil génétique déchirant sur le champ de bataille de la FIV (fécondation in vitro) et une crise médicale post-partum terrifiante?

Pendant longtemps, « Mais quelle vie! » a été un soupir d'épuisement poussé dans les moments de calme, lorsque les systèmes médical ou bureaucratique nous laissaient tomber. Mais à travers chaque tempête chimique et chaque remise à zéro médicale, mon mari est resté mon ancrage — accueillant souvent l'absurdité pure de nos défis d'un roulement de yeux et d'un « pffft » rempli d'amour qui me ramenait sur terre.

Aujourd'hui, cette expression a été complètement redéfinie. Ce n'est plus un soupir, mais un phare. Alors que je chemine dans ma maîtrise en travail social, Mais Quelle Vie est l'espace où la survivante et la future intervenante fusionnent en une seule et même identité. C'est la preuve magnifique et indomptable que la vie peut être chaotique, douloureuse et profondément absurde — mais qu'elle reste une épopée qui vaut la peine d'être racontée.

Mais quelle vie, en effet.

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Une petite application qui a tout changé